Le peuple congolais aimerais bien
savoir qui est qui dans ce pays. Cette soif de connaître qui le dirige
est en train de prendre une tournure à l'ivoirienne avec l'approche des
élections. Une ébauche de loi sur la nationalité a été adoptée par le
Parlement et celle-ci, sans trop être claire, reconnaît la nationalité
congolaise même à la tribu rwandophone de l'Est, communément appelée
"Banyamulenge". Curieusement, plutôt que les esprits soient apaisés par
ce cadre juridique, on trouve toujours des agitations par ci, par là,
dont la dernière en date est celle qui tourne autour de la nationalité
du Chef de l'Etat (qui serait contestée même par le très controversé
Karel de Gucht - Ministre belges des Affaires étrangères- qui a remis à
la presse un document mettant en doute la nationalité du Président et
du Vice-président Ruberwa), le Général Major Joseph Kabila, dont les
"frères
tribaux" luba katangais et bangubangu maniemais, avec le professeur
Kabuya Lumuna Sando (un ancien directeur
de cabinet de feu maréchal Mobutu, le dictateur qui a été chassé du
pouvoir en mai 1997 par feu Mzee Laurent Désiré Kabila, père de
l'actuel Président de la République), sont montés au créneau pour
affirmer l'appartenance du Chef de l'Etat à leur tribu. Certains
observateurs saluent là des bonnes manières tradi-coutumières qui
disent
qu'on n'est mieux défendu que par les siens, or le Chef de l'Etat ne
devrait en principe plus appartenir à une seule tribu ou être approprié
par un groupe de tribu de peur qu'il ne soit plus le chef de l'Etat,
mais un chef de tribu. La manière la plus moderne dans cette
matière serait d'apporter des preuves scientifiques provenant des
personnes indépendantes, dont la crédibilité ne peut être mise en doute
comme on douterait des preuves provenant d'un frère
tribalo-provincio-flatteur, surtout lorsqu'on sait que la nationalité
du feu Laurent Désiré Kabila son père n'a jamais été contestée, le plus
simple serait de faire un test ADN pour déterminer la filiation entre
les deux personnes. Une seule famille ne devait donc pas se sentir trop
piquée alors que les accusations sont faites contre presque tous les
membres de l'espace présidentiel: Jean Pierre Bemba que beaucoup ont
vit naître et grandir est accusé à cause des origines métisses de son
père, lui-même dont la nationalité n'avait jamais été mise en doute;
Azarias Ruberwa qui n'a jamais nié son appartenance à la communauté
rwandophone est accusé pour cet appartenance d'être rwandais; Yerodia
Abdoulaye Ndombasi aurait lui même déclaré lors de sa dernière visite
au Sénégal qu'il aurait des origines sénégalaises; Le Professeur Arthur
Z'ahidi Ngoma lui est soupçonné d'avoir changé de nationalité, il
aurait préféré avoir la même nationalité que ses enfants et sa femme
qui sont des européens. Ils ne se sont jamais agités, ce sont des
accusations qui peuvent facilement être anéanties par des preuves
convaincantes. (Février 2005) Quels sont
les résultats du recensement des étrangers vivant en RDC? (Janv.2005) Telle
est la question qu'il
convient de se poser après la fin des opérations lancées en pompes de
recensement des étrangers qui a était initiée et lancée par le
Professeur Théophile Mbemba, le Ministre de l'intérieur. Visiblement
les résultats ne sont pas fameux, l'opération s'est soldée
certainement par un échec comme bien d'autre opérations lancées par
divers autre ministres et vice-présidents qui bousillent des millions
des Francs pour des cérémonies de lancement des opérations qui
finalement se soldent par des échecs. Il est temps que nos hommes
politiques apprennent à respecter le peuple (qui est le souverain
primaire, même si on comprend qu'on ne peut rendre compte qu'à celui
qui est l'attributaire du pouvoir et comme au Congo, ce sont des
personnes qui n'ont jamais eu des mandat populaires, il est aisé de
comprendre ces réactions). Voici ce sue nous écrivions lors du
lancement de cette opération ... Mais il convient de se
poser
quelques questions lorsqu'on sait que les congolais eux-mêmes ne sont
pas encore recensés, à quoi servirait pareille opération si ce n'est
peut-être encore de créer une nouvelle tension à l'Est du pays où le
dossier de nationalité est très sensible à cause des rwandophones
"banyamulenge" qui ne sont pas reconnu, selon la loi, d'après certains
analystes comme congolais alors qu'ils siégent dans les institutions de
la République. On cite notamment le Vice-Président Azarias Ruberwa et
beaucoup d'autres députés, sénateurs et membres des cabinets
politiques. On sait bien sûr que tôt ou tard, cette question devra être
élucidée, mais dans la situation actuelle où la stabilité n'est pas
totalement revenue dans le pays, il serait sage de ne plus chercher à
créer des nouvelles tensions en plus de celles qui existent déjà; dont
la méfiance toujours persistante entre la huitième région militaire
(Nord Kivu) dirigée par le Général Obed Rubasira et la dixième région
militaire (Sud Kivu) dirigée par le Général Budja Mabe, les
affrontements entre Maï-Maï et les FARDC ressortissant de l'ANC
ex-armée de la RCD (la Rébellion de l'Est), les affrontements qui
s'annoncent entre les rebelles hutu rwandais (accusés d'être
génocidaires) et les Forces Armées de la RDC, soutenues par la Monuc,
Mission de Nations Unies au Congo. (Novembre 2004) Dieu seul sait si ces fameuses
élections auront bel et bien lieu dans les limites des dates fixées.
Que Dieu bénisse le Congo et le monde entier. Séminaire interinstitutionnel ou Congrès du PPRD? Il s'est tenu à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, un congrès, disont un séminaire ayant pour objectif de fixer le nouveau calendrier de la transition. Ce séminaire qualifié d'"illégal" par certains politiciens a été boudé par certains poids lourds socio-politiques du pays, notamment par l'Eglise Catholique (à travers la Conférence épiscopale du Congo que dirige l'ancien président du Haut Conseil de la République - Parlement de Transition, l'archevêque de Kisangani, Monseigneur Laurent Monsengwo Pasinya), l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, d'Etienne Tshisekedi, le Parti Lumumbiste Unifié, PALU, d'Antoine Gizenga et bien d'autres formations politiques. Avec raison, avait-on boudé cette rencontre, raconte certain parce que cette rencontre s'est très vite transformée en Congrès du PPRD, en désignant sans le cité Joseph Kabila comme son candidat à l'élection présidentielle, en tentant de se substitué au Parlement (Sénat) qui marque trop le pas pour l'élaboration du projet de constitution de la Troisième République à soumettre au Référendum populaire. Le participant, se sont insurgé contre l'article de l'avant projet de constitution qui fixe l'âge minimum des présidentiables à 40 ans et excluant de fait Joseph Kabila, l'actuel président qui n'a que 34 ans, et ont fixé l'âge minimum des présidentiables à 30 ans. On se voit là dans une sorte d'Etats despotiques où l'on élabore des lois en fonction des individus, des lois sur mesure. Espérons que le Sénat "multicomposé et multientitisé" ne tombera pas dans ce piège. Que Dieu bénisse la RDC. (Février 2005) |